Evénement littéraire à l’école de commerce l’Istec, ce jeudi soir. Lionel Duroy, l’auteur d’Un mal irréparable remporte le Grand Prix Littéraire et succède à Delphine Minoui primée l’an dernier pour Badjens.
Depuis deux ans maintenant, j’ai la joie d’être associé à l’organisation de ce prix imaginé par l’éditeur David d’Equainville. Une brochette de jurés prestigieux, à l’écart de la littérature ou de l’édition, qui n’ont pas leur langue dans leur poche vont dire tout le bien et le mal qu’ils pensent des livres qu’on leur a soumis. « On » ? Oui, c’est moi, le responsable du choix des sept livres en sélection, je l’avoue.
Finistère d’Anne Berest (Albin Michel), Un mal irréparable de Lionel Duroy (Mialet-Barrault), Laure de Kevin Orr (Seuil), Officier radio de Marie Richeux (Sabine Wespieser), Une drôle de peine de Justine Lévy (Stock), Vertu et Rosalinde d’Anne Serre (Mercure de France) et Sporen de Julia Sintzen (José Corti). Sept romans.
Parmi eux, j’avais mon préféré, comme vous pouvez l’imaginer.
Tous ont été finalistes d’un des grands prix de la rentrée littéraire (Goncourt, Renaudot, Femina, Médicis…) sans en remporter un seul. Autre gageure, les auteurs, ou à défaut leurs éditeurs, doivent être présents dans la salle pour assister à la délibération. Au risque de saigner parfois des oreilles face à la cruauté de certains propos. Anne Berest et Kevin Orr en ont fait les frais cette année, malgré leur courage et leur résilience.
Il en fallait pour assister sans broncher au couronnement de Lionel Duroy et d’Un Mal irréparable, excellent roman également. Bravo aux étudiants de l’Istec pour leur sens de l’organisation et la qualité de leur accompagnement sur les réseaux sociaux.









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